02
Sep

Un coaching à la recherche de la zone de confort et à visée éducative

Situer le coach scolaire et des jeunes nécessite de le remettre dans le contexte des coachings. De manière large, le coach est un passeur de passages dans les champs pour lesquels il a acquis de l’expérience et développé des compétences.

  • Passeur de passages, car sa mission vise à accompagner une personne à un moment où celle-ci pense que ses compétences sont trop restreintes, ou qu’elle traverse un environnement dans lequel elle se sent à l’étroit. La contextualisation est primordiale :  on ne développe pas « la confiance en soi », on développe la confiance en soi dans les relations ou pour présenter une conférence ou à l’école, … et pour une personne donnée.
  • Champs dans lesquels le coach a acquis de l’expérience :  la connaissance du cadre, de la culture, du milieu, du public permet une écoute plus perspicace. Les mots prennent sens et valeur dans un contexte : une heure dans une école est égale à une période de cinquante minutes et quarante minutes de travail.
  • Développer des compétences : Avoir une connaissance du cadre, du public, … doit être complété par une posture et des moyens adéquats (écoute, relation, …). Ce n’est pas parce qu’une personne a dirigé une équipe qu’elle peut, de facto, être coach en entreprise ; ce n’est pas parce qu’une personne est enseignante ou coach en entreprise qu’elle peut, de facto, prétendre être coach scolaire. Ces éléments expliquent la coexistence d’une diversité de coachings.

 

Des  différences et une trame commune : développer des regards sur soi, sur l’environnement, sur les processus, …curieux, ouverts, flexibles. Ajoutons l’extériorité, la créativité et la bienveillance du coach.

Passeurs de passages a une résonance supplémentaire lorsque l’on parle de life coaching des jeunes et coaching scolaire puisque nous nous adressons à des personnes qui vivent une période de transition particulière (l’adolescence ou jeunesse) dans un champ particulier, l’éducation au sens large.

L’éducation à double titre :

  1. celui du jeune en cours d’apprentissage des compétences sociales dans les dimensions personnelles, familiales et contextuelles
  2. celui du jeune à un moment particulier de son développement psycho-social. Il est, entre autres, au centre de quatre tensions : lui avec
  • Lui-même : l’enfant – l’adulte (temps de la fidélité, recherche d’identité, selon Erik H. Erikson).
  • Les pairs : intégration – différenciation (intégrer un autre groupe de référence et se différencier des autres)
  • Les adultes : indépendance – dépendance (marquer sa zone de liberté et dépendre matériellement)
  • Les structures : responsabilisation – infantilisation (demander que le jeune se responsabilise mais donner peu d’espace à la responsabilité et peu d’occasions de choix).

 

Voici 3 particularités pour cette introduction à une réflexion autour du coaching scolaire et Life coaching des jeunes :

  1. La dimension la plus naturellement évidente, lorsque l’on parle de coaching scolaire, est celle de l’apprentissage. Ce n’est pas comment apprendre mais « comment moi j’apprends ». Quelle est cette partie de moi qui apprend : ce qui me pousse, me freine, me cadre, m’engage … Nous voyons le lien étroit avec le life coaching des jeunes.
  2. Intégration dans la consultation de bulles psychoéducatives. C’est-à-dire ouvrir des moments plus explicatifs sur les compétences psychosociales : observation de soi (comment il se regarde dans une situation : ses pensées, ses sentiments) ; comment il auto évalue son comportement (répercussion et induction de ses actions) ; comment il s’engage (concrétisation de ses valeurs). L’encouragement  à porter l’attention sur les processus, le training à les utiliser et les intégrer dans la vie de tous les jours est au moins aussi forte que le contenu et le suivi de la demande
  3. Coaching prescrit : donner la possibilité au jeune de faire un choix pertinent dans le suivi des séances, en passant par l’obligation momentanée, peut soulager le jeune des tensions vues plus haut.

 

Ces différentes dimensions permettent d’observer ses zones d’inconfort,  remplies de craintes, manques qui empêchent d’utiliser pleinement son potentiel. Et ainsi de rejoindre sa zone de confort, en s’ouvrant aux évolutions personnelles , en agissant en vertu de ses valeurs pour aller vers une vie riche de sens. Que cela porte sur le sens de l’existence, les projets de vie, la connaissance de soi, l’organisation, la méthode de travail, …

C’est ainsi qu’un des repères du coaching scolaire et life coaching des jeunes pourrait être sa visée éducative dans la recherche de sa zone de confort.